« ENCORE UNE MARILYN…MAIS CETTE FOIS LA VRAIE! »

Marilyn Monroe comme vous ne l’avez jamais vue!

Après son passage au Mois Molière de Versailles puis son succès au Festival d’Avignon, « Encore une Marilyn mais cette fois-ci la vraie ! » revient à Paris.

Une pièce imaginée pour (re)visiter un mythe.

Pour sa Première parisienne, « Encore une Marilyn mais cette fois-ci la vraie ! » s’est exceptionnellement jouée sur la scène du Musée Grévin.

Une Première exceptionnelle au Musée Grévin avant de retrouver le Théâtre de l’Essaïon!

Un lieu chargé de symboles pour raconter celle qui fut l’une des plus grandes icônes du XXe siècle.

Et pourtant, derrière l’image éternelle de la blonde platine, derrière les photographies, les robes, le glamour et le mythe, c’est bien Norma Jeane Baker que Sophie Forte nous invite à rencontrer.

Une Marilyn plus intime, plus fragile, plus drôle aussi. Une femme avant d’être une légende.

Une Marilyn presque vraie…

« Encore une Marilyn ! »

Le titre pourrait presque prêter à sourire tant Marilyn Monroe a déjà inspiré de nombreux spectacles, films, livres et biographies. Mais dès les premières minutes, on comprend que celle-ci n’est pas tout à fait comme les autres.

Sophie Forte, autrice et metteuse en scène, choisit de raconter la vie de Marilyn sous la forme d’un conte musical où se côtoient l’humour, l’absurde, la poésie et, surtout, une profonde mélancolie.

Car derrière le sourire (façonné de toutes pièces) de l’icône se cache une existence beaucoup moins lumineuse.

De son enfance à son ascension fulgurante, de ses rencontres aux personnages qui ont jalonné son parcours, le spectacle traverse les différentes étapes d’une vie extraordinaire… et tragique.

Mais jamais Marilyn n’est réduite à son destin douloureux.

Il y a de la fantaisie, de la tendresse, des chansons, des changements de personnages, des costumes et une belle dose d’espièglerie.

Le spectacle parvient ainsi à faire cohabiter le mythe et la femme, le rire et l’émotion.

Alice d’Arceaux : une Marilyn bluffante

J’ai été particulièrement impressionnée par la performance d’Alice d’Arceaux.

Comédienne, danseuse et chanteuse, elle semble avoir été faite pour ce rôle.

Dès la première scène c’est Marilyn qu’elle fait apparaître sous nos yeux.

En quelques secondes, une attitude, une démarche, un regard, une intonation suffisent à transformer la comédienne.

La ressemblance est parfois saisissante, mais ce qui impressionne davantage encore, c’est l’engagement physique et artistique.

Alice d’Arceaux danse, chante, joue et traverse les différentes périodes de la vie de Marilyn avec une énergie remarquable.

Les standards associés à la star prennent une autre dimension lorsqu’ils sont intégrés à cette histoire personnelle.

J’ai notamment été frappée par ses prouesses vocales et chorégraphiques. Elle passe d’une scène à une autre, avec une fluidité qui donne au spectacle son rythme particulier.

Et puis il y a cette fragilité que l’on devine derrière le personnage.

C’est sans doute là que réside toute la réussite de son interprétation : on ne regarde pas seulement Marilyn Monroe. On entrevoit Norma Jeane.

Guillaume Nocture, un partenaire de scène aux multiples visages

Face à elle, Guillaume Nocture est à la guitare… mais pas seulement.

Comédien, musicien et chanteur, il accompagne Marilyn en musique tout en incarnant une véritable galerie de personnages. Les hommes et les figures qui ont compté dans son existence prennent ainsi vie grâce à lui.

Cette construction à deux fonctionne particulièrement bien.

La guitare devient presque un personnage à part entière. Elle accompagne les chansons, crée les atmosphères et permet au spectacle de passer du léger au plus sombre sans jamais casser le fil de la narration.

Guillaume Nocture apporte également beaucoup d’humour dans ses transformations et ses interprétations.

Cette complicité entre les deux artistes est l’un des grands plaisirs du spectacle.

Une mise en scène qui laisse toute sa place à l’imaginaire

J’ai également beaucoup aimé la mise en scène de Sophie Forte.

Pas besoin ici d’un décor monumental pour évoquer Hollywood, les studios, les chambres, les plateaux de cinéma ou les différentes étapes de la vie de Marilyn.

Quelques accessoires, des costumes, des changements d’attitude et surtout l’imagination du spectateur suffisent.

Cette sobriété permet justement de concentrer toute l’attention sur les interprètes.

Les costumes accompagnent les métamorphoses d’Alice d’Arceaux et participent pleinement à la construction du personnage. La mise en scène joue avec les symboles, les contrastes et les références à l’univers de Marilyn sans jamais tomber dans la simple imitation.

Et dans le cadre exceptionnel du Musée Grévin, cette première représentation prenait une dimension toute particulière.

Il était assez fascinant de voir Marilyn Monroe racontée dans un lieu où son image, comme celles de nombreuses personnalités, appartient déjà à notre imaginaire collectif.

Des paillettes… mais aussi beaucoup d’émotion

Ce que je retiens surtout de cette soirée, c’est cette impression d’avoir découvert une Marilyn différente.

On connaît l’icône.

On connaît la robe blanche, les photographies, les chansons, Hollywood et le sourire légendaire.

Mais le spectacle nous rappelle qu’avant de devenir Marilyn Monroe, il y avait une jeune femme en quête d’amour, de reconnaissance et de bonheur.

Et c’est cette femme que Sophie Forte choisit de remettre au centre.

Le spectacle est drôle, parfois franchement décalé, mais il laisse aussi affleurer une émotion beaucoup plus profonde. Car derrière le glamour, il y a les blessures, les désillusions et une destinée qui, on le sait, connaîtra une fin tragique.

On rit, on sourit, on est ému… et l’on ressort avec quelques chansons de Marilyn dans la tête et, effectivement, des paillettes dans les yeux.

Une pièce à découvrir dès le 2 octobre au Théâtre de l’Essaïon

Le spectacle sera présenté au Théâtre de l’Essaïon à partir du 2 octobre 2026, les vendredis et samedis à 19 heures.

Et si vous aimez Marilyn Monroe, vous y découvrirez peut-être une femme que vous ne connaissiez pas encore.

Si vous pensez tout savoir sur Marilyn, allez-y justement pour vérifier.

Quant à moi, je peux simplement vous dire que j’ai passé une très belle soirée de théâtre au Musée Grévin et je remercie l’attaché de presse Julien Wagner de cette invitation .

Encore une Marilyn ? Oui.
Mais cette fois, peut-être un peu plus proche de la vraie.


INFOS PRATIQUES

Encore une Marilyn, mais cette fois-ci…la vraie!

Auteur Sophie Forte

Mise en scène Sophie Forte

Avec Alice D’Arceaux et Guillaume Nocture

Théâtre Essaion

Du 2 octobre 2026 au 20 février 2027 : vendredi et samedi à 19h00

Du 25 février au 3 avril 2027 : jeudi, vendredi et samedi à 19h00

Relâches les 25 décembre 2026 et 1er janvier 2027

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