Le 20 mars prochain, le département Maîtres anciens & du XIXe siècle d’Artcurial réalisera sa vente de prestige du printemps.

Une vente qui mettra notamment à l’honneur un marbre exceptionnel du peintre et sculpteur italien Antonio Canova (1757 – 1822).

Intitulée Tête de Calliope ou Portrait présumé de Marie-Louise de Habsbourg, Impératrice des Français en Calliope, cette sculpture s’inspirant de la Muse de la poésie épique Calliope s’inscrit dans la série des « Têtes idéales » de Canova.

La série des  » Têtes idéales »


Les « Têtes idéales » incarnent, sous couvert d’une identité mythique, mais d’après un modèle réel que l’artiste idéalise, une synthèse originale en hommage à l’intemporel génie italien.

Pour le buste de Calliope, l’artiste se réfère précisément à la série des neuf Muses antiques conservées dans la salle octogonale du musée Pio Clementino du Vatican, musée qu’il a contribué à créer.

Il s’inspire de la Muse de la poésie épique Calliope pour créer une forme de beauté idéale qu’il veut harmonieuse, à la fois lyrique, délicate, naturelle et méditative.

La première version de Calliope répond à une commande du poète toscan Giovanni Rosini, biographe de l’artiste.

Le succès de cette œuvre conduit à d’autres prestigieuses commandes, dont l’exemplaire de la comtesse d’Albany conservé au musée Fabre à Montpellier, et la nôtre.


Estimée entre 3 et 4 millions d’euros, ce chef-d’oeuvre a fait partie de la collection de la famille Gourgaud, dont le premier du nom, le général Gaspard Gourgaud (1783 – 1852), fut officier d’artillerie sous le Premier Empire et mémorialiste de Napoléon Bonaparte à Sainte-Hélène.

Antonio Canova, l’un des sculpteurs officiels de Napoléon


En célébrant l’antique et en domptant le marbre blanc le plus pur au service du Beau idéal, Antonio Canova révolutionne la sculpture de son temps. Installé à Rome à partir de 1781, il reçoit rapidement de prestigieuses commandes des cours étrangères et sa renommée devient vite internationale.

Autour de l’année 1812, période durant laquelle Canova sculpte la tête de Calliope, le sculpteur est au faîte de sa brillante carrière. Nommé membre de l’Académie de Saint-Luc à Rome en 1810, il en devient le directeur en 1814 et son atelier de la Via delle Colonnette est un passage obligé pour tous les collectionneurs et grands amateurs internationaux visitant la Ville éternelle.

Malgré les troubles géopolitiques et son attachement à la République de Venise, il réalise plusieurs séjours à Paris où il est «invité » par Napoléon. Il devient alors l’un des sculpteurs officiels de l’empereur et de son entourage pour lesquels il réalise de nombreuses œuvres, notamment le portrait officiel de Napoléon et celui de sa seconde épouse Marie-Louise d’Autriche en 1810 ou encore les Trois Grâces commandées par Joséphine de Beauharnais en 1813.

Antonio CANOVA (1757 – 1822)
Tête de Calliope ou Portrait présumé de
Marie-Louise de Habsbourg, Impératrice des Français en Calliope, circa 1812
Marbre blanc
Hauteur : 56 cm
Estimation : 3 000 000 – 4 000 000 €

« Antonio Canova revient à Paris après plus de deux siècles et il a choisi Artcurial pour y faire une halte en mars 2024. Rien n’exprime plus la grandeur, la puissance et l’excellence du travail du génie néoclassique que ce merveilleux buste. La dignité et la grâce de Calliope en font un chef d’œuvre intemporel de la sculpture. » nous déclare Matthieu Fournier,
Directeur Associé chez Artcurial

Informations pratiques

Exposition publique :
Du vendredi 15 au mardi 19 mars 2024
De 11h à 18h

Vente aux enchères :
Mercredi 20 mars à 17h

Artcurial
7, Rond-Point des Champs-Elysées,
75008 Paris