Chaque année, le Prix du Livre Nohée fait entendre une voix singulière dans le paysage des prix littéraires : celle des lecteurs seniors.
Avant même la délibération du jury final, ce sont les résidents du Club de Lecture Nohée qui découvrent, lisent, échangent et désignent leurs ouvrages favoris.
Après six mois de lectures, de découvertes littéraires et d’échanges passionnés au sein du Club de Lecture Nohée, les résidents des 39 résidences seniors participantes ont rendu leur verdict.
Ils ont sélectionné les trois finalistes du Prix du Livre Nohée 2026, prix littéraire qui célèbre la transmission, les liens familiaux et le plaisir de lire à tout âge.
Pour cette 7ᵉ édition, trois romans ont été retenus :
- On l’appelait Bennie Diamond, de Michaël Dichter (Les Léonides, janvier 2026) ;
- Loin du Mékong, de Louis Raymond (Calmann-Lévy, janvier 2026) ;
- L’enfant à la tête baissée, d’Alexis Salatko (Denoël, août 2025).
Un prix qui place les lecteurs au cœur de la sélection
Créé en 2020, le Prix du Livre Nohée poursuit une double ambition : encourager la lecture auprès des seniors et mettre en lumière des œuvres en langue française qui interrogent la famille, les héritages, les souvenirs, les racines et les liens qui unissent les générations.
Doté de 5 000 euros, il se distingue par une première sélection réalisée directement par les lecteurs du Club de Lecture Nohée. Présent dans 39 résidences seniors à travers la France et animé en partenariat avec la librairie Mollat, ce club propose tout au long de l’année six coffrets thématiques destinés à nourrir les échanges, la curiosité et le plaisir de lire.
Le classement des ouvrages repose sur les votes des participants, qui évaluent chaque livre selon plusieurs critères, parmi lesquels l’émotion, l’originalité et la qualité d’écriture. Cette sélection ouvre désormais la voie à la délibération du jury final.
Trois romans autour de la mémoire et de la transmission
Michaël Dichter, On l’appelait Bennie Diamond – Les Léonides, janvier 2026
Anvers, années 1970. Le jeune Bennie Goodman préfère les ruelles du quartier des diamantaires aux bancs de la synagogue. Fasciné par les pierres précieuses et l’univers du négoce, il rêve de suivre les traces de son grand-père Yéhuda, qui a fait fortune dans le diamant avant de rompre avec sa famille.
Des ateliers de taille aux salles de marché de la Bourse d’Anvers, Bennie va tenter de se faire un nom dans un monde où les héritages comptent parfois davantage que le talent. À travers ce roman d’apprentissage ambitieux, Michaël Dichter explore les thèmes de la transmission, de la réussite sociale, de l’identité et du poids des origines.
Louis Raymond, Loin du Mékong Calmann-Lévy, janvier 2026
Un jeune Français part à la recherche de la tombe de sa grand-mère dans un village du delta du Mékong.
Un siècle plus tôt, une jeune Vietnamienne enceinte quittait sa belle-famille pour retrouver son mari parti travailler dans une plantation au Cambodge.
Entre ces deux destins séparés par le temps se dessine une histoire familiale que les générations n’ont pas su transmettre.
À mi-chemin entre l’enquête intime et la grande saga romanesque, Loin du Mékong fait revivre une page méconnue de l’histoire de l’ex-Indochine tout en proposant une réflexion sensible sur la mémoire, le métissage et les racines.
Alexis Salatko, L’enfant à la tête baissée
Denoël, août 2025
Victime d’un trouble rare qui l’empêche de manger devant les autres, Alio grandit dans le sentiment d’être différent. Fragile, moqué par ses camarades, il trouve refuge dans les livres que sa mère lui met entre les mains. Peu à peu, la lecture devient pour lui une manière d’habiter le monde.
Dans ce récit largement inspiré de son parcours, Alexis Salatko livre un texte bouleversant sur l’enfance, la différence, la résilience et le pouvoir réparateur de la littérature. Un roman profondément humain qui a particulièrement touché les lecteurs du Prix du Livre Nohée.
Un jury de personnalités désignera le lauréat en octobre
Le lauréat du Prix du Livre Nohée 2026 sera dévoilé en octobre prochain par un jury composé de six personnalités du monde de la culture et des lettres.
Présidé par la comédienne Brigitte Fossey, il réunit également la photographe Francesca Mantovani, la journaliste et animatrice Élodie Fondacci, la journaliste et auteure Pascale Senk, le médecin et écrivain Éric Bouhier ainsi que l’écrivain et psychanalyste Philippe Grimbert.
La lecture comme moteur de lien social
Au-delà de son prix littéraire, Nohée développe toute l’année des initiatives destinées à promouvoir la lecture auprès des seniors.
Depuis deux ans, le groupe participe notamment aux Nuits de la Lecture en organisant des événements dédiés dans ses résidences. Des rencontres intergénérationnelles avec Les Petits Champions de la Lecture ou encore des ateliers d’écriture collective viennent également enrichir cette démarche autour de la transmission des histoires et du pouvoir des mots.
Des lecteurs passionnés
Les lecteurs du Club de Lecture Nohée sont avant tout de grands lecteurs. Une enquête menée auprès des résidents révèle que la quasi-totalité d’entre eux lit chaque jour. Majoritairement des femmes âgées de 75 à 90 ans, parfois plus, elles considèrent la lecture comme un moyen de s’évader, de stimuler leur mémoire et de rompre la solitude.
Leurs références littéraires témoignent d’une véritable exigence : Marcel Proust, Victor Hugo, Alexandre Dumas, Jules Verne, Agatha Christie, Molière ou encore Jacques Prévert figurent parmi les auteurs qui les ont le plus marqués. Des lecteurs fidèles et passionnés, dont les votes ont permis de désigner les trois finalistes du Prix du Livre Nohée 2026.
Vous pouvez cliquer sur les liens suivants si vous souhaitez en savoir plus sur : Le Club de Lecture et Le Prix du Livre Nohée
Rendez-vous en octobre prochain pour savoir lequel de ces trois romans aura remporté le Prix Nohée 2026.