Un thriller psychologique qui vous happe et vous fascine jusqu’à la dernière minute…où tout bascule!
Une simple enquête policière…en apparence !
Un homme a été retrouvé mort dans une maison de passe.
Mais cette enquête qui semblait très simple s’avère bien plus complexe …
La mise en scène et le jeu des comédiens d’une grande finesse
Chaque regard compte, chaque mot semble pesé, chaque déplacement sur scène porte en lui une signification que l’on ne saisit pas encore entièrement…

Laura Charpentier et Barbara Castin – Crédits photos Lisa Lesourd
Et c’est précisément là que réside la force de ce thriller psychologique : dans cette sensation troublante de ne jamais avoir toutes les clés.
Il serait tentant de détailler l’intrigue, de poser les éléments, de guider le spectateur. Mais ce serait trahir l’essence même de la pièce. Car Dérapage(s) se vit comme une expérience. Une mécanique minutieuse qui se dévoile progressivement, et dont le véritable impact repose sur ce que l’on découvre – ou que l’on croit découvrir – au fil du spectacle.
Les quatre comédiens excellent dans l’art de la métamorphose psychologique.
Passant en une fraction de seconde d’une personnalité à l’autre (et je peux vous dire qu’il faut suivre!)
Laura Charpentier, que certains auront probablement déjà remarquée sur scène, dans l’une des percutantes créations de Terry Misseraoui confirme ici toute l’étendue de son talent.
À la fois autrice et comédienne, elle impose une présence précise, jamais démonstrative. On sent une vraie maîtrise du rythme et de la tension dramatique.
Mais elle n’est pas seule à porter cette réussite.
Les comédiens Véronique Bret, Barbara Castin, Guillaume Loublier, Étienne Ménard et Sophie Nicollas qui signe la mise en scène composent un ensemble d’une justesse remarquable.

avec (de g.à dr.) :
Laura Charpentier, E. Ménard, Guillaume Loublier, Veronique Bret, Barbara Castin – Crédits photos Lisa Lesourd
Chacun contribue avec talent à cette montée progressive de l’intensité. Les interactions sont crédibles, les silences éloquents, et l’alchimie fonctionne parfaitement.

Laura Charpentier, E. Ménard – Crédits photos Lisa Lesourd
Rien n’est laissé au hasard… mais rien n’est appuyé non plus.
Tout est suggéré, avec subtilité.
Les lumières, le travail sonore, les costumes… tous ces éléments participent à créer un univers cohérent, immersif, presque oppressant par moments.

E. Ménard, Guillaume Loublier – Crédits photos Lisa Lesourd
Et puis il y a cette phrase, en exergue de la pièce :
« Le remède au mal consiste parfois à oublier le mal et à oublier le remède. »
Parce que Dérapage(s) n’est pas seulement une histoire interprétée par les comédiens … c’est une intrigue quasiment immersive qui sème le trouble et interroge en permanence sur la personnalité de chaque personnage. Une belle réussite !
Mon avis
Un véritable coup de cœur!
Une pièce qui prouve, encore une fois, que le théâtre peut encore surprendre et captiver sans artifices inutiles, simplement par la force de son écriture et de son interprétation.
On en sort un peu désorienté, avec cette étrange envie d’en parler… mais sans trop en dire.
Comme si, au fond, le mystère faisait partie intégrante de l’expérience.
Allez-y sans hésiter !
(Un grand merci à l’attaché de presse Nadir Hammaoui de m’avoir invitée à découvrir cette magnifique création.)
INFOS PRATIQUES
DÉRAPAGE.S
De Laura Charpentier
Mise en Scène Sophie Nicollas
Assistante Mise en Scène Eléa Collet
Avec Véronique Bret, Barbara Castin, Laura Charpentier, Guillaume Loublier, Etienne Ménard
Lumières / Son / Musique Thibaut Hok
Costumes Laura Charpentier & Sophie Nicollas
Photographe Lisa Lesourd
Durée 1h15
1er avril – 3 juin 2026
Le mercredi à 19h