JAZZ SUR SEINE … ALIMÉ BÉBÉGUÉ EN CONCERT À PARIS

Alimé Bébégué, un jazz multicolore entre Afrique, ailleurs et liberté.

Compositeur, guitariste, chanteur et percussionniste, l’artiste camerounais cultive depuis plusieurs années un jazz ouvert, métissé et profondément voyageur, où les influences africaines et latines dialoguent avec une culture jazz solidement ancrée.

À l’occasion de la nouvelle édition du festival Jazz sur Seine, Alimé Bébégué posera sa guitare sur la scène du Sunset-Sunside, à Paris, le 9 octobre 2026, quelques jours seulement après la sortie de son nouvel album, Nkánò Na Bèpadapáda – Conversation avec les papillons, attendu le 2 octobre chez INOUIE Distribution.

Un rendez-vous qui s’annonce comme une invitation au voyage.

Nkánò Na Bèpadapáda, un carnet de routes en musique

Pour ce nouveau projet, Alimé Bébégué a choisi de poursuivre son chemin en privilégiant l’ouverture et la liberté.

Nkánò Na Bèpadapáda est ainsi présenté comme un véritable carnet de routes, nourri par trois années d’écriture, de découvertes et de rencontres. Un album pensé comme une matière vivante, où les expériences traversées viennent alimenter les textes et les compositions.

« Sur ce nouveau projet, j’ai voulu explorer de nouveaux chemins avec toujours plus d’ouverture et de liberté. »

Cette recherche de nouveaux horizons n’a d’ailleurs rien d’abstrait. Parmi les rencontres qui ont nourri l’album figure une expérience pour le moins singulière : une randonnée itinérante de sept jours dans la vallée du Célé, entre Figeac et Cahors, à l’été 2025.

La marche, les paysages, les conversations, les rencontres fortuites… autant d’éléments qui semblent avoir trouvé leur prolongement dans la musique.

Et c’est peut-être là que réside l’une des particularités de cet album : dans cette capacité à transformer le déplacement en création, la rencontre en mélodie et le voyage en langage musical.

Un jazz qui refuse les frontières

Chez Alimé Bébégué, le jazz n’est pas une musique enfermée dans une définition. Il est plutôt un territoire de circulation.

Ses compositions puisent dans le jazz, les musiques africaines et les musiques latines, auxquelles viennent s’ajouter les voix, les textes, les percussions et les sonorités du vibraphone et du violon.

Le résultat ? Un jazz multicolore, énergique et sensible, qui ne cherche pas à gommer les influences qui le composent mais, au contraire, à les faire dialoguer.

Pour ce nouvel album, Alimé Bébégué s’est entouré de Aurélie Carrilho au vibraphone et à la voix, Charles Rappoport au violon, Cécile Idmtal pour les textes et William Monkama Ombé à la batterie et aux percussions.

Une formation qui laisse imaginer un univers sonore particulièrement riche, à la croisée de plusieurs sensibilités artistiques.

Ici, les instruments ne semblent pas simplement accompagner les compositions : ils participent pleinement à leur couleur et à leur respiration.

Du Cameroun à Paris, un itinéraire musical

Avant de devenir cette figure singulière du jazz métissé, Alimé Bébégué a lui-même parcouru un long chemin.

Originaire du Cameroun, où il est né dans la communauté Gunu, dans la région du Mbam, au centre du pays, il arrive en France en 1999.

Il intègre alors le Conservatoire du 18e arrondissement de Paris, dans la classe de guitare jazz. Quelques années plus tard, au Conservatoire à rayonnement départemental de Bobigny, il obtient son Certificat d’études musicales, puis son Diplôme d’études musicales.

Son parcours le conduit ensuite au pôle supérieur de Lille, où il décroche un Diplôme d’État de professeur de musique ainsi qu’un Diplôme national supérieur professionnel de musicien.

Mais Alimé Bébégué n’est pas seulement un musicien formé dans les conservatoires. Il est également un artiste de rencontres et de scènes.

Au fil de son parcours, il accompagne différents artistes et participe notamment au festival Banlieues Bleues, aux côtés du saxophoniste britannique Denis Baptiste et du guitariste-chanteur américain Corey Harris. Il prend également part au projet Formidable Exil, mêlant musique, danse et théâtre.

Un itinéraire qui explique sans doute cette volonté de décloisonner les genres et de faire circuler la musique d’un univers à l’autre.

Quatre albums pour dessiner un univers

Avant Nkánò Na Bèpadapáda, Alimé Bébégué avait déjà construit une discographie qui témoigne de cette recherche permanente.

2018 : Sita
2020 : Baanà
2022 : Yayato
2023 : Bulaga

Quatre albums qui jalonnent un parcours artistique placé sous le signe de la diversité culturelle et de l’exploration.

Avec ce nouveau disque, l’artiste semble vouloir aller encore plus loin dans cette démarche.

Trois années d’écriture, des rencontres, des paysages, des chemins parcourus et une volonté revendiquée de se laisser surprendre : Nkánò Na Bèpadapáda – Conversation avec les papillons porte déjà, jusque dans son titre, une promesse de légèreté et de mouvement.

Rendez-vous au Sunset-Sunside

Quelques jours après la sortie de l’album, c’est donc sur scène qu’Alimé Bébégué viendra faire vivre cet univers.

Rendez-vous le 9 octobre 2026 au Sunset-Sunside à Paris, dans le cadre du festival Jazz sur Seine.

Une occasion de découvrir un artiste pour qui le jazz est moins une frontière qu’un point de départ.

Car écouter Alimé Bébégué, c’est accepter de se laisser conduire ailleurs : quelque part entre les rythmes africains, les inflexions latines, la liberté du jazz, les mots et les silences.

Une musique qui ne donne pas nécessairement toutes les clés dès la première écoute.

Et c’est précisément ce qui donne envie de l’écouter encore.

À retenir

Alimé Bébégué – Nkánò Na Bèpadapáda – Conversation avec les papillons
Sortie : 2 octobre 2026 – INOUIE Distribution
Concert : 9 octobre 2026
Lieu : Sunset-Sunside, Paris
Dans le cadre du festival Jazz sur Seine

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