Présentation de la programmation de l’Oriflamme
Une journée entière à L’Oriflamme ?
Guide pratique et mode d’emploi…
L’Oriflamme programme neuf spectacles par jour, de 10h à 22h05.
Autrement dit, avec un peu d’organisation, on peut y passer une journée entière, et en sortir ravi.
Voici comment construire votre programme, selon vos envies.
10h – Pour commencer en douceur (mais pas trop)
Une histoire de la musique en 70 minutes, c’est le spectacle idéal pour ouvrir une journée de festival.
Julien Joubert emmène son public dans un voyage vertigineux à travers l’histoire de la musique, de la polyphonie médiévale au jazz, en passant par Mozart et Debussy.
C’est pédagogique, c’est drôle, et ça parle aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Un retour après le succès de 2025 : bonne nouvelle!
11h30 – Changer d’air immédiatement
Après la fin suit de près et c’est saisissant. On passe de la musique à un bunker, de la légèreté à la tension pure. Le thriller psychologique de Dennis Kelly est mis en scène par Claudia Fortunato qui joue également. Deux personnages, un espace clos, une question centrale sur la manipulation. Idéal pour ceux qui aiment repartir d’un spectacle avec quelque chose à retourner dans la tête.
13h – Le déjeuner peut attendre
Deux frères mérite qu’on lui consacre l’heure du déjeuner. Renaud Merviel raconte avec précision l’histoire de deux frères et du secret qui a structuré leur relation. C’est fort, c’est juste, et ça dure le temps qu’il faut. À consommer de préférence avec du recul, et peut-être quelque chose à manger juste après.
14h30 – La comédie comme remède
Jean-Jacques Vanier revient pour la quatrième année consécutive avec Et c’est tant mieux. Nommé deux fois aux Molières de l’Humour, le comédien propose 1h15 de spectacle taillé pour rire sans avoir l’air d’y toucher. Après Deux frères, l’enchaînement est presque thérapeutique.
16h05 – L’heure des grandes pièces
Crystal Clear aborde la cécité et le handicap avec une franchise rare. L’audiodescription intégrée à la pièce n’est pas un ajout technique : elle fait partie de la dramaturgie. Thierry Harcourt signe une adaptation sensible de Phil Young, avec une distribution solide autour de Rebecca Château et Jean Nicolas Gaitte.
17h35 – Histoire et mémoire
Mécanique d’une famille transporte le spectateur à Buenos Aires, dans les séquelles de la dictature argentine. Une des pièces les plus ambitieuses de la programmation, par les créateurs de Filles d’Ariane. À ne pas manquer pour ceux qui aiment un théâtre qui fait confiance à l’intelligence du public.
19h05 – Avant le dîner, un peu de société
Peines perdues se regarde comme une comédie, se ressent comme un drame. Christine et Alain qui se retrouvent après vingt ans de prison, et un village entier qui observe, c’est à la fois familier et universel. Patrick Zard‘, codirecteur de l’Oriflamme, est également au plateau.
20h35 – La nuit appartient aux monstres
Monstre-moi, c’est la pièce du soir idéale : une tueuse en série, une psychiatre, un lien qui se tisse dans l’obscurité. Laëtitia Leroy a construit un huis clos troublant, inspiré de vraies affaires. Avec Chloé Angevin et Clara Hertz. Du 4 au 25 juillet, relâche les jeudis.
22h05 – Finir la soirée en souriant
Un banc pour deux conclut la journée avec une comédie rodée : plus de 300 représentations au compteur. Deux femmes, un jardin public, le même homme attendu par les deux.
Jérôme de Verdière maîtrise parfaitement ce type de mécanique comique, et le duo Claudia Fortunato / Sylvie Guichenuy est redoutablement efficace.
Voilà pour la journée. Neuf spectacles, dix heures, un seul théâtre. L’Oriflamme a vu juste.
Kelian
INFOS PRATIQUES
Dates : Du 4 au 25 juillet 2026.
Lieu :
Théâtre de l’Oriflamme
3-5 rue du Portail Matheron, 84000 Avignon
Réservations :
04 88 61 17 75 ou sur loriflamme-avignon.fr